La lourde tâche de succéder à Richard Werly comme correspondant du Temps à Paris me revient donc. Je dis bien lui succéder, pas le remplacer, car si ça devait être le cas, la mission serait insurmontable. Connaisseur, analyste et portraitiste hors pair de l’Hexagone, il est devenu en huit ans de correspondance une icône du paysage politico-médiatique franco-suisse, certains diraient l’incarnation de l’observateur, du regard voisin, critique mais bienveillant. Pour nos lecteurs suisses, il est aussi le raconteur, l’explicateur parfait de ce pays si proche mais si étrange à nos yeux. Il a cependant décidé d’aller exercer ses talents sous d’autres cieux.