«A la poursuite du temps perdu», titre-t-elle. En ce jeudi matin, La Liberté revêt des habits proustiens pour résumer le plan de reprise en main – selon elle peut-être déjà dépassé – d’un Conseil fédéral qui veut absolument endiguer la deuxième vague de coronavirus en Suisse. Mais «comme au printemps, il doit rattraper dans l’urgence le retard pris sur le Covid-19. Cet ennemi invisible a encore une fois profité du réflexe fédéraliste du gouvernement. Plutôt que de prendre la tête des opérations pour gérer la plus grave crise sanitaire qui secoue le pays depuis cent ans, comme tout exécutif à la hauteur de ses responsabilités, il a préféré refiler la patate chaude à l’étage inférieur.»

Les mesures annoncées «ne déploieront leurs effets qu’en l’espace de 15 jours». Pour le quotidien fribourgeois, qui publie également la revue de presse de l’Agence télégraphique suisse, il faudrait donc en faire davantage, avec «des coupe-feu pour maîtriser un incendie à large échelle: un semi-confinement de deux semaines au moins, assorti d’un déblocage de nouvelles aides grâce au confortable oreiller de paresse sur lequel se repose le grand argentier Ueli Maurer». Et ne pas se contenter de ce que le téléjournal tessinois qualifie de «simple» tour de vis («giro di vite»)?