Mercredi, le Conseil fédéral adoptera les comptes 2014 de la Confédération, explique la «NZZ am Sonntag». Selon les informations du dominical, la Confédération a encaissé deux milliards de francs d’impôts de moins que ce qu’elle avait prévu dans son budget. L’administration fiscale confirme que les recettes sont moins élevées qu’en 2013. Les moins-perçus concernent en grande partie l’impôt fédéral direct sur les entreprises. Selon plusieurs sources pourtant, il semble que cet écart entre le budget et les impôts perçus ne peut pas être complètement expliqué par les services de la Confédération.

Les plans financiers 2017-2019 devront être corrigés à la baisse. De plus, les effets du franc fort n’ont pas encore été intégrés aux projections budgétaires. Si cela conduit à un ralentissement économique, les revenus liés aux impôts baisseront encore davantage. Cela arrive alors que plusieurs initiatives ayant un fort impact fiscal ont été lancées, comme l’initiative «aidez les familles» du PDC ou celle intitulée «vache-à-lait», militant pour un financement équitable des transports.

880 millions de francs d’exportation de matériel militaire

La Suisse exporte pour 880 millions de francs suisses de marchandises militaires, souligne le «SonntagsBlick» en titrant «le Suisse apprend le meurtre au reste du monde». Selon les chiffres présentés par le Secrétariat d’Etat à l’économie, la Suisse exporte son matériel militaire vers l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Russie, le Kazakhstan, le Pakistan, l’Inde, et le sultanat islamique de Brunei, en Malaisie, qui a instauré la charia comme système légal, cite le dominical. Il liste ici tous les pays où il semble peut éthique de vendre du matériel de guerre.

Les barrages suisses sont vulnérables au cyberattaques

La «Sonntagszeitung» et «Le Matin Dimanche» ont demandé à la société tessinoise Nozomi Networks de se livrer à une expérience. Alors qu’elle protège habituellement les entreprises des tentatives de piratage informatique, elle a cette fois tendu un piège pour tester les pirates. Elle a créé un faux système de pilotage d’une usine hydraulique particulièrement vulnérable aux cyberattaques. Résultat: elle a été attaquée 31 fois par des pirates de 15 pays différents, de l’Australie aux USA, en passant par le Vietnam. Ces «hackers» sont appelés des «éclaireurs», c’est-à-dire qu’ils disparaissent après avoir récolté des informations sur la technologie, la puissance de la centrale, etc. Certains essaient aussi d’infiltrer des virus visant à bloquer des pompes ou à planter les systèmes de pilotage. A la Confédération, Max Klaus, l’un des responsables de MELANI, la centrale d’information pour la sûreté de l’information de la Confédération, reconnaît que ces failles sont problématiques. Tandis que du côté des exploitants des barrages, on ne commente pas. Les dominicaux n’expliquent pas davantage quels sont les buts de ces attaques contre le système électrique suisse.

Des néonazis suisses soutiennent des milices ukrainiennes

Les milices ukrainiennes se battent avec l’aide de néonazis suisses, selon la «Sonntagszeitung». Des néonazis de Genève, du Valais, de Vaud et de St Gall soutiennent des combattants d’extrême droite dans l’est de l’Ukraine. Les militants suisses de la «Misanthropic Division» acheminent de l’aide et de l’argent au front, selon Amnesty International. En automne dernier, des extrémistes de droite ont fondé la «Misanthropic Division Suisse».

L’organisation agit comme une ramification directe de son homonyme en Ukraine. Cette dernière est connue comme l’unité la plus brutale dans la lutte contre les séparatistes russes. Elle combat aujourd’hui dans les villes de Donetsk et Marioupol. Son chef, dans une interview au journal britannique «Telegraph», a déclaré «notre mission historique est de conduire la race blanche à une croisade pour sa survie». Le gouvernement de Kiev a perdu depuis longtemps le contrôle des groupes néonazis, estime la «Sonntagszeitung».

Peu avant Noël, une vente de t-shirts a rapporté 800 francs suisses à la division helvétique pour soutenir la milice ukrainienne. Sur les réseaux sociaux, un Genevois d’une vingtaine d’années lançait aussi une collecte de matériel et de vêtements d’hiver. «Aidons les soldats dans leur combat contre les communistes impérialistes et pour une Europe blanche», disait son message.

Le soutien aux milices ukrainiennes vient aussi de groupuscules d’autres pays. Parfois, la solidarité va si loin que les gens s’engagent eux-mêmes dans la guerre. Plusieurs sources affirment qu’y participent aussi des extrémistes suisses, sans que cela ne puisse être prouvé.

Enfin, la mort blanche interroge la plupart des journaux dominicaux. «Le Matin Dimanche» estime qu’il ne faut pas interdire le «freeride», mais éduquer davantage les gens. Le «Sonntagsblick» rencontre un guide de montagne de Zermatt, Willy T., qui est resté dix minutes sous une avalanche en février de l’an dernier et qui raconte comment la neige se transforme en une matière plus dure que du béton. La «NZZ am Sonntag» interroge le sauveteur, Thomas Aellig, d’Adelboden. Il raconte comment fonctionnent les recherches et comment son aide arrive le plus souvent trop tard pour sauver des vies.