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L'équipe du «Temps», jeudi 15 mars 2018 à Lausanne 
© Photo: Eddy Mottaz

20 ans

Une brève histoire du «Temps»

ÉDITORIAL. Le 18 mars 2018, «Le Temps» fête le 20e anniversaire de sa création. L'occasion de revenir sur deux décennies de révolutions journalistiques 

Le Temps a 20 ans. Un tel âge confère des responsabilités autant que de l’enthousiasme. A 20 ans, ce journal a connu beaucoup de révolutions de la presse et a littéralement imprimé la transformation de l’espace francophone du pays. Depuis 1998, la Suisse romande a gagné en fierté et en réussites, Le Temps a fait son œuvre dans ce domaine: nous avons été le lieu du dialogue et des mutations politiques, nos plumes ont décrit l’émergence d’une nouvelle économie fortement teintée de technologie, et nos pages ont été le reflet de ce pays-monde qu’est la Suisse en matière culturelle et sociale.

En son sein, Le Temps a accéléré la cadence. Nous ne sommes plus tout à fait le même média qu’en 1998. Le Web a certes été au cœur du développement du titre depuis le début de son parcours. Mais le rythme s’est considérablement accru ces dernières années. La technologie a bousculé un univers longtemps confiné à ce qui sortait des imprimeries.

Tous les territoires d’expression sont les nôtres et nous sommes prêts à les explorer

Peu importe désormais que nos histoires se déclinent sur le papier, sur notre site, en vidéo, en infographie animée ou qu’elles se racontent lors d’événements. Tous les territoires d’expression sont les nôtres et nous sommes prêts à les explorer. Voilà les formidables possibilités qu’offre le progrès aux journalistes en 2018. La presse n’est plus écrite ou audiovisuelle, mais hybride; et les bons «papiers» se déclinent désormais sur toutes les plateformes.

Une telle puissance de feu implique une plus grande responsabilité encore. Notre métier doit être plus que jamais exposé et expliqué à nos lecteurs, un exercice auquel nos équipes sont rompues, par de multiples conférences, ateliers ou rencontres. Au Temps, nous appliquons par ailleurs le principe de la «rédaction ouverte»: il ne se passe pas un jour sans que nous ayons la visite d’une classe ou de quelques lecteurs affamés de découvertes. Ils viennent assister aux conférences de rédaction, s’entretenir avec nos journalistes, voir comment nos vidéastes travaillent ou assister aux concerts que nous organisons au sein de notre newsroom. Le public, qui ne s’est jamais autant informé, veut aller encore plus loin: il veut apprendre et se former. Et comme il n’est écrit nulle part que la qualité ne doit pas profiter au plus grand nombre, Le Temps veut être ce média ambitieux mais toujours accessible à des publics diversifiés.

Si les narrations ont évolué, l’exigence reste la même: produire le meilleur journalisme. C’est un défi dans une Suisse soumise, tout comme ses voisins, à la guerre de l’information. En cette période où les relents de la Guerre froide s’entrecroisent avec la toute-puissance des plateformes comme Google et Facebook, notre métier n’a jamais eu autant de sens. Il n’a pourtant jamais été aussi fragile, la mort d’un magazine comme L’Hebdo il y a un an en témoigne. Tout le monde la cherche mais aucun éditeur n’a résolu l’équation du succès économique de la presse en 2018 et après. Il ne faut pas attendre de solution unique et valable pour tous, mais une succession d’innovations qui amèneront à la consolidation et au succès. Le Temps s’inscrit dans cette quête. Et dans vingt ans, une autre équipe continuera d’écrire de belles pages de journalisme. Peu importe ce que voudra dire le mot «page» à ce moment-là. Longue vie au Temps

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