Le 8 février 2019, à l’issue d’une mise aux enchères (clock auction) dont on a remarquablement peu parlé, la Commission fédérale de la communication a attribué, pour une durée de quinze ans, des blocs de fréquences de radiocommunication mobile supplémentaire à Salt, Sunrise et Swisscom, permettant notamment le déploiement de la technologie de communication mobile 5G. Ces attributions étaient en continuité de la stratégie «Suisse numérique» lancée par le Conseil fédéral en 2016. Les opérateurs n’ont pas tardé à déposer des demandes de permis de construire pour modifier des sites d’antennes existantes et en créer de nouveaux, exposant cantons et communes, dans un tollé général, à un dilemme au vu des incertitudes environnementales et de santé publique associées à cette technologie.

En septembre 2018, Doris Leuthard, alors cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), avait en effet mis sur pied un groupe de travail composé de représentants des milieux concernés, des offices, instituts et groupes compétents et d’experts opérant sous l’égide de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), afin de faire rapport notamment de l’état de la recherche scientifique sur les effets des rayonnements non ionisants sur la santé.