«Genève a besoin d'élus dotés d'une vision. L'équipe actuelle voit trop petit, et la Ville reste sur ses acquis. Si elle veut conserver son rayonnement de Ville internationale, elle ne peut attendre que le monde vienne à elle. Elle a besoin d'être représentée par des gens qui ont du flair et du panache. Qui ne se contenteront pas de faire des voyages d'agrément à l'étranger, mais qui s'impliqueront pour faire valoir ses atouts. Les édiles doivent aussi prendre conscience que Genève devient une mégapole qui s'inscrit dans une région. Ils devront concilier cette vision à grande échelle avec les préoccupations concrètes de la municipalité: aujourd'hui, trop de jeunes ménages sont obligés de quitter le centre pour trouver un logement décent.

»Il est évident que certains membres du Conseil administratif sont en poste depuis trop longtemps. Les nouveaux devront avoir une éthique irréprochable et je souhaite qu'ils aient un certain sens de la spiritualité, ce qui n'implique pas pour autant qu'ils soient croyants ou pratiquants.»

Les Opinions publiées par Le Temps sont issues de personnalités qui s’expriment en leur nom propre. Elles ne représentent nullement la position du Temps.