Elise, une escort genevoise, voulait faire de la publicité, avec son agence Bemygirl. Ses affiches ont été refusées par le parking du Mont-Blanc à Genève, qui avait pourtant accepté la campagne. Elise les a alors fixées sur une voiture en ville, où elles ont été saccagées. Et l’association DécadréE a déposé un signalement à la Commission suisse pour la loyauté. «Le Temps» a réuni les deux points de vue

Lire la tribune d'Elise: «Je ne suis ni objetisée ni soumise!»

A Genève, une publicité sexiste est diffusée plus d’une fois par mois en moyenne, selon une étude menée en 2020. Lorsqu’une publicité est diffusée dans l’espace public, elle s’impose aux personnes circulant dans ce même espace, sans leur consentement. Quel que soit leur âge, leur genre ou leur profession, elle les impacte. Elle influence l’image de soi, les représentations, mais aussi les comportements en cristallisant un regard, voire des stéréotypes et des discriminations. Ces images figées, parfois décontextualisées, s’imposent dans notre champ de vision sans cesse. Trop souvent, le sexisme y est prégnant. Face à ce constat, l’institut DécadréE travaille depuis deux ans en partenariat avec la ville de Genève, mais aussi avec des professionel·les de la communication afin de construire des outils et de développer des publicités plus inclusives. Loin de la censure, nous promouvons une dynamique de dialogue et de co-construction en proposant par ailleurs un label et des formations.