Combattue par l’ensemble des partis gouvernementaux, y compris le PS, n’ayant récolté – fait rare – aucune voix au Parlement, l’initiative en faveur du service public portée par des magazines de consommateurs fait malgré tout hésiter profondément les Suisses. Si le dernier sondage effectué par l’institut gfs.bern pour la SSR indique un net renversement de tendance, le texte récolte encore 46% d’avis favorables, contre 41% d’opinions contraires.

Le Parti suisse du Travail/Parti ouvrier et populaire, lui, a décidé de soutenir l’initiative. «Le but d’un service public n’est pas de rapporter de l’argent (même si c’est à l’État) mais de garantir des prestations à l’ensemble de la population, où qu’elle se trouve et même si ce n’est pas rentable», souligne, dans une tribune écrite pour «Le Temps», le conseiller national neuchâtelois Denis de la Reussille, unique représentant du PST/POP au Parlement fédéral, également président de la ville du Locle.

Lire son texte ici: «Oui à l’initiative en faveur du service public, pour le soustraire à la logique du marché»

Mais à gauche, la position du PST reste isolée. La socialiste Maria Bernasconi, secrétaire générale de l’Association du personnel de la Confédération et ancienne conseillère nationale genevoise, combat l’initiative avec conviction. Un texte, écrit-elle, qui «ne dit pas son nom», et qui affaiblirait le service public en restreignant la marge de manœuvre des ex-régies fédérales.

Lire son texte ici: «Non à l’initiative «Pro Service public», un texte qui ne mérite pas son nom»


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