Cette contribution est une version courte d’un article publié ce mois à Paris par la revue Politique internationale. 

En juillet 1998 se concluait la conférence de Rome. Elle donnait vie à une grande idée, émise en 1872 par le cofondateur du CICR Gustave Moynier: la création d’une cour internationale permanente pour juger les crimes internationaux. Quatre ans plus tard, en 2002, la Cour pénale internationale (CPI) commençait son travail et Kofi Annan déclarait que cette institution était «[…] un immense progrès accompli dans la marche vers l’avènement universel des droits de l’Homme et de l’Etat de droit».

Vingt ans plus tard, force est de constater que les choses ne se sont pas passées comme beaucoup l’espéraient alors. La CPI n’a pas su, par l’exemplarité de son travail, créer un mouvement mondial pour que la poursuite des crimes de guerre devienne la règle et non plus l’exception.