«Comme tous les politiciens, les élus de la Ville ont besoin d'être poussés par les citoyens, en particulier les mouvements associatifs, qui constituent l'un des premiers échelons de la démocratie. A Genève, je regrette que l'engagement citoyen soit si tiède. C'est probablement lié au confort de la vie ici, et à un certain manque d'éducation politique. En Suisse, les droits civiques sont étendus et la politique a un visage humain. Les squatters français, par exemple, nous envient notre liberté et la possibilité de dialogue avec les autorités.

»Pour remédier à la crise du logement, il est important que le centre-ville offre des appartements accessibles. J'aimerais qu'il y ait une place pour ceux qui souhaitent vivre dans des squats. Ce mode de vie ne convient pas à tout le monde, il permet de travailler moins, implique de renoncer à un certain confort et de consacrer plus de temps à l'entretien de son habitat. Par ailleurs, j'espère que la prochaine équipe poursuivra l'action de Christian Ferrazino pour limiter la pollution et les nuisances sonores des voitures. Je rêve d'une ville sillonnée par les vélos!»

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