Chronique

Une police d’écriture déjantée, et alors?

Pas l’ombre d’un nuage. Ou mieux, sur un nuage .C’est là que se balade depuis quelques mois Fontself. Cette société lausannoise, qui a revu son modèle d’affaires initialement basé sur Internet pour se concentrer sur les applications, a vu son outil franchir la barre des 200 000 utilisateurs. Mais que fait cette «app» de si «extraordinaire»? Vous fait-elle économiser un temps précieux ? Allège-t-elle une tâche administrative particulièrement oppressante? Soyons claire: Fontself ne révolutionne rien. Son application est juste «fun» et permet de personnaliser les messages que l’on envoie depuis son smartphone grâce à des polices d’écriture loufoques, exagérément colorées. Elle devrait également bientôt être disponible sur Android. Cible clairement identifiée: les jeunes femmes qui ont la trentaine, selon le directeur général Franz Hoffman, un ancien étudiant en graphisme de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne, cité par L’Agefi.

Je suis «presque» dans la clientèle visée et pourtant, je n’ai pas accroché. Là où je sens un truc marrant mais futile, d’autres y voient pourtant un investissement de choix. En effet, la société boucle actuellement un deuxième tour de financement, de l’ordre de 200 000 francs, réalisé via la plateforme alémanique investiere.ch. De quoi accroître le nombre de polices déjantées: la jeune pousse plancherait sur la transformation de l’écriture des individus en police. Autre idée, une police en forme de nuages?

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