Les femmes prennent leur revanche. Il y a trois semaines, elles perdaient leur unique siège au gouvernement valaisan. A Neuchâtel, l’inquiétude était grande que les électeurs suivent le très mauvais exemple valaisan. En effet, la seule femme siégeant au Conseil d’Etat, la socialiste Monika Maire-Hefti, ne se représentait pas.

A l’issue de ce premier tour, la vague violette se confirme. L’ancienne présidente du PS Florence Nater termine juste après les trois sortants. Quant à la grande surprise du jour, elle est aussi féminine: la jeune PLR Crystel Graf obtient une inattendue 5e place.

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Cette juriste incarnant une droite décomplexée a de réelles chances de faire basculer le gouvernement à droite. A Neuchâtel, la vague violette demeure, par contre c’est une vague bleue qui prend le dessus sur la vague verte que beaucoup attendaient. Le PLR neuchâtelois réalise un excellent résultat. Avec l’ascension de Crystel Graf, mais aussi la confirmation d’Alain Ribaux et de Laurent Favre. Tous deux terminent en tête de ce premier tour. Leur rôle de minoritaire n’est donc absolument pas un handicap dans les urnes. Au contraire. Les libéraux-radicaux ont donc réussi à allier expérience et jeunesse ambitieuse.

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Félicitations de Petra Gössi

Le succès du parti se confirme aussi au Grand Conseil où il reste très largement la première force du canton. Ces victoires intéressent grandement la présidente du PLR suisse, Petra Gössi, qui s’est dite très fière de la liste présentée par le PLR.

Ce n’est pas tous les jours que la Schwytzoise peut fêter des succès électoraux. Quelle est la recette neuchâteloise dont elle devrait s’inspirer? Le parti, longtemps incarné par Didier Burkhalter, a toujours été centriste et rassembleur, jamais il ne s’est rapproché de l’UDC. En son sein, l’aile gauche et l’aile plus à droite se respectent. La formation présidée par Fabio Bongiovanni a aussi axé sa campagne sur l’emploi. Avec la crise, cela s’est montré payant et devrait inspirer le parti ailleurs dans le pays. Sur le plan de l’environnement, les libéraux-radicaux neuchâtelois se sont également montrés plus progressistes que leurs homologues des autres cantons.

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Etiolement des Vert·e·s

L’autre enseignement de ces élections, c’est l’étiolement des Vert·e·s. Ils grandissent très vite et manquent de personnel politique. Le candidat écologiste, le peu charismatique Roby Tschopp, ne faisait de loin pas l’unanimité au sein de son parti, mais personne ne se bousculait au portillon.

Les cousins de gauche parviendront-ils à se rabibocher et à partir unis au second tour? C’est leur seule chance s’ils veulent garder un gouvernement à majorité de gauche.