Il était toujours dans un coin de notre tête, mais on essayait de ne pas trop y penser. Cet été, en Valais, on a tout fait pour faire comme si le Covid-19 n’était plus parmi nous. Petit à petit, les gestes barrières ont été moins respectés, puis même oubliés par une frange de la population toujours plus grande. On l’a encore vu, le week-end passé, lors des élections communales. Embrassades ou serrages de mains pour féliciter les vainqueurs, accolades ou câlins pour consoler les perdants.

Alors oui, on a vécu cet été en Valais. Bien vécu même. Mais ce laxisme – certainement dû à des mesures moins strictes qu’ailleurs, édictées par nos autorités –, le canton le paie aujourd’hui. Il est la région de Suisse la plus touchée par le Covid-19 et il fait même partie du top 15 européen. On s’en serait bien passé!

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Le temps presse et le Valais l’a compris

Mais s’il faut critiquer nos autorités lorsque leurs décisions ne semblent pas appropriées, il faut aussi le souligner lorsqu’elles sont adéquates. L’explosion du nombre de cas a débuté la semaine dernière en Valais, des mesures drastiques et spectaculaires sont mises en place dès ce jeudi déjà. Dans la situation vécue par le Vieux-Pays, le temps presse. Chaque jour, chaque heure, presque chaque minute compte. Et cela, les autorités valaisannes l’ont compris.

Le Conseil d’Etat n’a pas attendu de voir si le premier train de mesures, annoncé vendredi passé, était efficace. Il n’avait tout simplement pas le temps. Au lieu de cela, le gouvernement a pris le taureau par les cornes, pour la santé de ses concitoyens, mais aussi de l’économie de tout un canton, qui ne peut pas se permettre de vivre une saison d’hiver blanche, bien qu’enneigée.

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Le Valais devrait devenir l’exemple

De mauvais élève, le Valais est devenu le premier de la classe. Et, pour une fois, les autres cantons feraient bien de s’en inspirer. Car, pendant que le gouvernement présidé par Christophe Darbellay réagit fortement, d’autres cantons jouent la montre. En Suisse romande, comme en Suisse alémanique. Fortement touchés ou peu impactés par le Covid-19. Mais parions que le virus n’aura cure des frontières cantonales et que, d’ici peu, nombreuses seront les régions de Suisse à se retrouver dans une situation similaire à celle que connaît le canton aux 13 étoiles. Les autorités valaisannes répètent, à l’envi, qu’elles n’ont rien vu venir. Leurs homologues ne pourront pas en dire autant.

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