Éditorial

Les Vaudois après Pierre-Yves Maillard 

ÉDITORIAL. Avec le départ du ténor socialiste, qui quitte le Conseil d'Etat après bientôt quinze ans, une époque prend fin. Comme président de l'Union syndicale suisse (USS) dès ce printemps, une nouvelle occasion s'offre à lui de pratiquer son art consommé du «compromis dynamique» 

D’ici quelques semaines, Pierre-Yves Maillard quittera le gouvernement vaudois. Il y aura siégé durant près de quinze ans, dont six comme président. Contrairement aux appréhensions de certains voyant débarquer le tribun socialiste au Château cantonal, son long «règne» coïncide avec ce qu’on a pu appeler la «paix vaudoise».

Il va manquer, certainement. Surtout, il aura marqué. Avec lui, successivement remuant président des étudiants, syndicaliste de combat, ténor socialiste et locomotive électorale, la gauche s’est installée aux affaires plus durablement et solidement que jamais sans doute à l’échelle d’un canton.