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Veielett a eu droit à un très gros câlin après sa victoire en finale des combats de reines, à Aproz, le 6 mai 2018.
© Jean-Christophe Bott/Keystone

Combats de reines

Veielett, la princesse bovine imbattable aux arènes d’Aproz

La jeune bête a remporté dimanche la prestigieuse finale des combats de vaches de la race d’Hérens. Une victoire qui a surpris tout le monde, y compris les spécialistes

Dans les arènes d’Aproz règne la loi des vaches. A coups de corne, une jeune bête fougueuse a battu dimanche une adversaire expérimentée lors de la finale des combats de reines. La victoire de Veielett était inattendue, même les spécialistes n’avaient pas osé faire un tel pronostic. Entre applaudissements et coups de sifflet, les quelque 12 000 spectateurs ont savouré cet affrontement à l’issue incertaine. Ruska, une vache de 3e catégorie, a finalement rompu le combat après une dizaine de minutes intenses face à sa rivale de 4e catégorie. Il faut remonter à 2010 pour retrouver une configuration pareille.


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La presse ne tarit pas d’éloges au lendemain de l’événement. «Sa majesté Veielett et ses sujets», ose Le Matin. La télévision appartenant à Red Bull, Servus TV, a également immortalisé cette lutte grandiose. De quoi ravir les propriétaires de la championne, la famille Williner. «C’est incroyable! Je n’en reviens pas», s’est enthousiasmée Fabienne Williner. Elle espérait au mieux une sonnette, une cloche remise aux sept premières vaches de la catégorie. «Quand on est en finale, c’est déjà très bien. Le reste, ce n’est que du bonus. C’est magnifique, toute la famille est très fière», a ajouté Imelda Williner dans une vidéo de l’ATS.

Une lignée de reines

Une famille de battantes, oui. La vache qui a décroché le titre suprême est issue d’une grande lignée de reines. Sa grand-mère, qui porte le même nom – Veielett –, avait elle aussi été couronnée reine cantonale des primipares en 2006. Et ce n’est pas tout. «Son arrière-grand-mère, Vicky, a été reine nationale en 2002. Son arrière-arrière-grand-mère, Venise, a été reine cantonale des génisses en 1993. Une lignée de reines, une lignée de V. V comme Victoire», s’enflamme Le Nouvelliste dans un portrait de la bête. Son comportement a impressionné les amateurs de l’épreuve. Elle n’attaquait pas tête baissée, elle attendait patiemment les premières charges de ses rivales pour placer ses coups. Un comportement rare chez un animal aussi jeune.

«Je n’avais jamais vu ça. On voit que les bêtes sont intelligentes», commente même Michael Hunter, un curieux originaire de l’Ohio, dans un tweet du quotidien valaisan. Quant aux spécialistes, ils sont formels: cette victoire pourrait être l’avènement d’une grande reine. «Aujourd’hui, Veielett était imbattable», assure Benoît Berguerand, vice-président de la fédération d’élevage. La race d’Hérens fascine le public. Cette puissante bête ne se contente pas de gambader dans les champs, elle incarne une forme de noblesse. «Les vaches laitières sont des bêtes, et les Hérens font partie de la famille», résume un agriculteur fribourgeois, interrogé par Le Nouvelliste.

«La chose qui me manque le plus»

Les amateurs de combats de reines ne manqueraient pour rien au monde le rendez-vous valaisan. Un attachement qui perdure malgré la distance. «Probablement la chose qui me manque le plus dans mon expatriation… Je trouve toutefois dommage que les combats de reines 2018 n’aient pas été retransmis sur la «TSR», comme en 2017», regrette un internaute sur la page Facebook de RTS Info. Il faudra attendre l’année prochaine pour assister à une nouvelle finale spectaculaire.

Veielett conservera-t-elle son titre? Difficile de faire des pronostics, tant ces combats réservent de surprises. Et une nouvelle génération d’éleveurs compte bien remporter la mise. La RTS a consacré un reportage à deux jeunes Valaisans âgés de 13 et 15 ans. Ils participaient à la finale avec leur vache Gloria. «C’est comme si j’étais né dans les vaches», raconte Thibault. Comme Obélix, il est tombé dedans quand il était petit. Et il espère bien décrocher un jour le titre suprême.

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