CHRONIQUE

Des vendanges soucieuses

OPINION. Les vendanges s’achèvent et les viticulteurs se réjouissent presque qu’elles aient été moins abondantes que prévu. Un comble! L’analyse de notre chroniqueuse Marie-Hélène Miauton

La viticulture est à la peine. Les stocks de l’an dernier encombrent encore les cuves, les ventes baissent, certains vignerons ne parviennent pas à écouler leur raisin au point de ne pas vendanger, au grand bonheur des étourneaux qui encombrent le ciel d’automne… Comment en est-on arrivé là?

Les causes sont multiples et convergent sans qu’aucun facteur positif vienne les contrebalancer. Ce n’est pourtant pas que la profession soit restée les bras croisés. Tous les amateurs en conviennent, la qualité s’est considérablement améliorée grâce à l’arrivée d’une nouvelle génération, remarquablement formée à l’école de Changins. Le marketing s’est développé, peut-être pas encore assez, mais il est parvenu à mieux positionner les appellations, les cépages et la Suisse en général en tant que pays viticole. Les vignerons sont sortis de leurs caves, ils ont présenté leurs vins à l’étranger et, miracle, ont remporté médailles sur médailles. Où en serions-nous s’ils n’avaient rien fait? On n’ose l’imaginer.