Comme chaque année avant Noël, les organisations caritatives tentent de nous faire comprendre que la pauvreté augmente en Suisse. De l’avis de Caritas, une personne sur six vit dans la pauvreté dans notre pays, soit 1,3 million de personnes. C’est naturellement oublier que la pauvreté se définit généralement en termes relatifs. Est pauvre celui qui dispose de moins de 60% du revenu médian (le revenu que la moitié des individus dépasse et que l’autre moitié ne parvient pas à atteindre). Si la médiane ne cesse de s’améliorer depuis cinquante ans, le sort des pauvres s’améliore pareillement. Il n’est certes pas facile de supporter la hausse des loyers et des primes d’assurance maladie, mais il serait bon de considérer les conditions de vie sur le long terme. En 1960, pour un grand nombre de Suisses, les toilettes étaient à l’étage, la télévision un luxe et les voyages à l’étranger extrêmement rares. Et à la retraite, il n’y avait que l’AVS. Le libéralisme des soixante dernières années a été la meilleure recette pour améliorer le sort des pauvres, des riches et de la classe moyenne.