Bien sûr, le covid fait des ravages dans les rangs des personnes les plus âgées et, lorsque cette pandémie aura passé, elle laissera bien des petits-enfants sans grands-parents. Mais c’est normal que les générations se succèdent, normal aussi que la première confrontation des jeunes avec la camarde concerne papy ou mamy. La tristesse est de mise, pas la révolte!

Le propos n’est donc pas celui-là et relève plutôt de l’analyse des données démographiques, elles qui, mieux que toutes autres, permettent de prédire l’avenir. A première vue, rien n’autorise à en déduire la disparition prochaine des grands-parents, puisque l’espérance de vie augmente et se situe désormais à 81,9 ans pour les hommes et à 85,6 ans pour les femmes, contre 76,8 et 82,5 vingt ans auparavant. Trop de gens pensent que ce n’est pas une aubaine, car les années gagnées sur la mort seraient de piètre qualité. C’est faux dès lors que l’espérance de vie en bonne santé s’est aussi améliorée de deux ans et demi en vingt ans, selon l’Observatoire suisse de la santé, pour s’établir à 78,7 ans pour les hommes et à 79,5 ans pour les femmes.