Les files s’allongent malgré l’heure matinale. La distanciation sociale n’est plus à l’ordre du jour car, dans les zigzags visant à canaliser les voyageurs, les mêmes visages reviennent à intervalles réguliers, un coup à gauche, un coup à droite. Malgré les masques, l’exaspération se devine chez les parents de jeunes enfants turbulents, la fatigue chez les personnes âgées et l’inquiétude chez tous ceux dont l’heure d’embarquement approche alors que le guichet fatidique reste toujours engorgé.