Mercredi, salle des pas perdus, Palais fédéral. Des allées et venues de tous côtés, les tissus des vestes sautillant sur les épaules de chacun, des cheveux grisonnants se balançant sur les têtes de certains. Des derniers SMS, des coups de fil peut-être et quelques vifs échanges avant le début des hostilités. Soudain, ils arrivent avec leurs cohortes qui forment leurs petites cours personnelles. Les médias, bien installés dans certaines salles depuis quelques heures, envoient leurs journalistes en quête d’une dernière interview express. Trop tard, trois candidats rentrent dans l’arène, l’autre rejoint ses supporters, lassé des dernières interviews déjà données au long de son fastidieux chemin. Les discours commencent sur le perchoir.