La route qui tue, l’incendie qui détruit, la violence qui blesse ou ôte la vie. Entre 80 et 90% des délits qui font mal et rompent l’ordre social sont commis par des hommes. Logiquement, cette proportion se retrouve dans la population carcérale. En 2019, sur les 6943 détenu(e)s suisses, seul(e)s 396 étaient des femmes (5,7%).

La faute au bad boy, figure mythique de l’imaginaire collectif, et à l’éducation qui pousse encore les garçons à s’endurcir sans mot dire. Pour être un homme, un vrai, il faut se lancer dans la mêlée tête baissée. Et si, au passage, il y a de la casse, c’est le prix que la société doit payer pour ce primat de la virilité.