La tragique issue à laquelle nous venons d’assister en Afghanistan en est une ultime démonstration: la démocratie ne se proclame pas, ne s’impose nullement. Même avec 2000 milliards de dollars et vingt ans d’interventions. On ajoutera qu’il est encore plus difficile de l’imposer de l’extérieur. Par grand bonheur, nous bénéficions de ce système en Europe et aux Amériques. Peut-il être pleinement étendu aux continents asiatique et africain? Certains doutes sont permis. De manière très régulière, on assiste à des transitions qui se voudraient démocratiques, mais qui font que le successeur du despote en place est de nouveau un autocrate. Les exemples abondent.