Les innombrables panneaux enjoignant à voter oui à l’«Initiative de limitation» disséminés dans les champs, en Suisse alémanique surtout, démontrent le peu d’estime que ceux qui les financent à grands frais portent à leurs concitoyens puisqu’ils tablent sur un tel lavage de cerveau pour emporter le vote. N’est-on pas pourtant, dans notre démocratie exemplaire, en droit d’attendre du citoyen qu’il se forge une opinion au-delà de slogans simplistes? Car c’est bien une vision de la famille, de la Suisse, de l’Europe et du monde qui devrait guider le choix du citoyen, au-delà même des questions complexes qui lui sont posées.

La loi sur la chasse nous conduit à une réflexion sur la préservation de la biodiversité. Deux objets – le congé paternité et l’augmentation de la déduction fiscale par enfant – s’inscrivent dans le long combat des femmes pour l’égalité. Si celui-ci est enfin gagné dans notre pays sur le plan des principes, il reste de gros efforts à faire dans la pratique. Cela passe notamment par une meilleure répartition des charges au sein de la famille et dans l’ensemble de la société. Il faut donc résister aux piteux arguments de ceux qui s’opposent à ces modestes pas en avant, par nostalgie de la femme confinée au foyer, par une approche à très courte vue des intérêts de l’économie ou sous prétexte que les déductions fiscales ne bénéficieraient qu’aux riches, comme si c’était une tare de payer des impôts.