Quand j’étais ado, dans les années 1980, être éducateur ou éducatrice était, pour beaucoup d'entre nous, la classe absolue. Nous avions de l’admiration pour les assistants sociaux, enfin surtout les assistantes sociales, qui se débattaient avec les démarches administratives de leurs clients. Nous avions de la sympathie pour les animateurs et animatrices qui ensoleillaient le quotidien des gens. Mais le sommet, la profession qui en imposait en matière de travail social, c’était les éducs. Celles, enfin surtout ceux qui en décousaient dans les foyers avec une jeunesse agitée et plus particulièrement les éducs de rue qui ne craignaient pas de se frotter aux petites frappes des quartiers.