Le World Economic Forum (WEF) est indéniablement une réussite: il attire beaucoup de beau monde de la politique et, ce qui est sa vocation originale, de l’économie. Les membres de cette élite étant avant tout intéressés à rencontrer leurs pairs dans un cadre tranquille et sûr, un cercle vertueux s’est enclenché: la venue de beaucoup d’entre eux attire les autres, au point que l’on sent une pointe de snobisme chez ceux qui refusent d’y participer. Le président Trump, tout comme Poutine, Bolsonaro, Erdogan et bien d’autres qui ont aussi fréquenté le WEF, n’ont pourtant pas la réputation de beaucoup écouter: peut-on espérer que les discours savants de Davos vont faire évoluer leur comportement? Est-ce davantage le cas pour les patrons des grandes multinationales? Klaus Schwab semble le croire quand il écrit dans un encart publicitaire paru dans Le Temps que les initiatives de celui-ci «ont permis d’améliorer la vie de millions de personnes».

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