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Le Secrétaire d'état américain John Kerry lors de son discours à la COP22.
© AFP

COP22

Y a-t-il un pilote pour sauver le climat?

Après l’élection de Trump à la Maison Blanche, la lutte contre les changements climatiques semble en panne de leader. Mais en a-t-elle seulement besoin?

Lire aussi: L’élection de Donald Trump, avis de tempête sur le climat

L’élection de Donald Trump a sonné les représentants des Etats rassemblés à Marrakech pour la conférence climatique COP22, qui s’achèvera vendredi. Les promesses de campagne du nouveau président américain n’augurent en effet rien de bon pour le climat: non content d’avoir taxé le réchauffement de canular, Donald Trump s’est engagé à relancer l’industrie du charbon aux Etats-Unis, et a laissé entendre qu’il annulerait l’Accord de Paris, adopté l’année dernière par près de 200 pays.

Pour l’heure, difficile de savoir lesquelles de ces menaces il portera à exécution. Mais il est clair que les Etats-Unis ne seront plus en pointe du combat climatique ces prochaines années, et que cela va laisser un vide. Barack Obama avait fait du climat un de ses principaux chevaux de bataille, en entreprenant un courageux programme de réduction des émissions de CO2 des centrales américaines. C’est en grande partie grâce à son engagement aux côtés de la Chine que l’Accord de Paris a pu voir le jour.

Société pauvre en carbone

Qui aujourd’hui pour reprendre le flambeau de la lutte contre les changements climatiques? Les regards se tournent naturellement vers la Chine, premier émetteur mondial. Elle a d’ores et déjà réaffirmé son intention de poursuivre ses efforts en faveur du climat. La bonne vieille Europe pourrait-elle aussi jouer un rôle. L’Allemagne notamment mène depuis plusieurs années une politique climatique ambitieuse. A Marrakech, elle a fait de nouvelles promesses de financement en faveur des pays du Sud durement frappés par les effets des changements climatiques.

Lire aussi: À la COP22, la bataille des finances

Mais la meilleure garantie que le combat climatique va perdurer n’est pas à chercher du côté d’un Etat ou l’autre. Entreprises, villes, scientifiques et autres communautés sont désormais bien engagés dans la transition vers une société pauvre en carbone. Cela ne changera pas du fait d’un dirigeant politique, aussi puissant soit-il, martèle les défenseurs du climat. S’agit-il d’un voeux pieux? Pas si on en croit les 365 entreprises et investisseurs majeurs, parmi lesquels Ikea, Starbucks, Mars ou encore Dupont, qui ont pris la plume mercredi pour soutenir l’Accord de Paris. Un engagement du secteur privé que le secrétaire d’Etat américain John Kerry a qualifié d’«irréversible», dans une allocution puissante. Et si la politique climatique internationale pouvait désormais se passer d’un pilote?

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