Il se taisait. Impuissants, beaucoup d’Européens attendaient que le maître du Kremlin – sans qu’il envoie pour autant ses chars en direction de Minsk – réagisse et trouve un moyen de mettre fin à l’arrogance de son homologue biélorusse, le satrape Alexandre Loukachenko qui, de sa main de fer, règne sur son pays depuis près de trente ans. D’ailleurs, cité par Eurotopics.net, le quotidien estonien Eesti Päevaleht estime qu'«en cas de conflit ouvert entre des gardes-frontières biélorusses et polonais, Moscou aurait […] un excellent prétexte pour venir soutenir son allié. En déployant par exemple ses troupes en Biélorussie.»