Appropriation, plagiat, copie. Ces temps, certains mots brûlent. Des artistes de renommée internationale - Luc Tuymans, Valentin Carron - se retrouvent menacés de tribunaux, voire condamnés parce qu'à la base d'une œuvre se retrouvent une photographie, une sculpture signées par un autre. D'où l'intérêt de cette exposition qui revisite la collection du Cabinet d'arts graphiques du Musée d'art et d'histoire sous l'angle de l'appropriation. Gravures du XVIIe siècle, dessins et multiples des années 1960 ou œuvres plus contemporaines invitent à la réflexion, grâce à une collaboration avec des étudiants de la Haute Ecole d'art et de design - Genève. Le sujet est si actuel que la Villa du Parc, à Annemasse, le traite aussi. Son exposition, L'appropriationniste (contre et avec), dure jusqu'au 14 mars (www.villaduparc.org).