Les 41 rescapés – 37 hommes, 3 femmes et un enfant de 3 ans voyageant avec sa famille – sont originaires de Somalie, du Soudan et d’Ethiopie. Ils ont décrit «un grand naufrage qui a eu lieu en mer Méditerranée et qui a tué environ 500 personnes», a expliqué Carlotta Sami, porte-parole du HCR pour l'Europe du sud basée à Rome.

Les migrants ont dérivé en mer jusqu'à être repérés et secourus samedi, puis débarqués à Kalamata dimanche, a-t-elle ajouté. Ils avaient pris la mer près de Tobrouk, dans l'est de la Libye, à bord d'une embarcation délabrée transportant entre 100 et 200 personnes.

Après plusieurs heures en mer, les passeurs ont essayé de les transférer sur un bateau plus grand qui transportait déjà «des centaines de personnes dans des conditions terribles de surcharge», selon un communiqué du HCR.

Une voie migratoire rouverte

«A un moment pendant le transfert, le plus grand bateau a chaviré et coulé», a poursuivi le HCR. Les 41 survivants sont ceux qui n'étaient pas encore montés à bord de ce second bateau, dont on ne sait pas d'où il était parti, et ceux qui ont réussi à nager jusqu'au plus petit bateau après le naufrage.

Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la reprise de cette voie migratoire ayant déjà connu nombre de désastres similaires. Le pire naufrage, le 18 avril 2015, avait fait jusqu'à 800 morts au large de la Libye.

Depuis, une véritable armada patrouille au large des côtes libyennes: opération Triton de l'agence de contrôle des frontières Frontex, opération navale anti-passeurs Sophia, opération Mare Sicuro de la marine italienne, mais aussi les bateaux privés affrétés par SOS Méditerranée ou d'autres ONG.


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