A la ville, la Madrilène Angélica Liddell est chaleureuse et mutine. A la scène, l'artiste se transforme en boule de braise. Elle fait remonter des passions perdues, révoltes refoulées par la bienséance, ardeurs mal vues, sentiments confisqués. Elle se frotte à ses démons, aux nôtres aussi, dans des spectacles qui tiennent de l'exorcisme ou du conte endiablé. Angélica Liddell est une pythie aux accents enfantins. Elle présente à Vidy deux pièces, Primera Carta de San Pablo a los Corintios, Beethoven, Sinfonia n° 7 et Tandy. L'amour fuse d'un corps à l'autre, amour divin, amour profane. Ce transport sera orageux.