Et soudain la terre tremble. Alors que pour beaucoup elle se résumait aux problèmes d'UBS aux Etats-Unis, la crise financière a pris ces dernières semaines une tournure très concrète en Suisse. Plus que de faire craindre une faillite du géant bancaire, qui maintenant s'éloigne, elle a touché directement le portefeuille, censé être «garanti», de dizaines de milliers de petits épargnants.

Ces millions perdus, via Credit Suisse, à cause de la faillite de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, ont fait sentir au grand public les répliques du tremblement de terre dont l'épicentre se situe à Wall Street. Et raviver la quête des valeurs refuges. Car la bourse ne cesse de s'effondrer. Depuis le début de l'année, Zurich a perdu 20%, comme New York. Francfort lâche 30%. Dans la foulée, les caisses de pension affichent de mauvaises performances, ajoutant à l'inquiétude ambiante.

Les Suisses ne sont pas les seuls à avoir peur. En France, les sommes placées dans un carnet d'épargne à faible rendement, le livret A, ont explosé de 400% depuis janvier. Parce que le capital est garanti par l'Etat. Un gage public qui explique aussi, ici, l'afflux de clients vers certaines banques cantonales.

Jusqu'à quel montant mon épargne est-elle garantie? Existe-t-il encore des placements sûrs? Nous essayons d'y répondre avec, en guise de conseil, la phrase du célèbre milliardaire américain Warren Buffett: n'investir que dans ce que l'on comprend.