«Le Conseil pour l'économie, poursuivant sur la voie de la mise en oeuvre des nouveaux critères et pratiques de gestion financière en conformité avec les normes internationales, a accompli un nouveau pas important en confiant cette semaine un mandat à une société d'audit, réputée parmi les plus importantes au niveau international», a-t-il indiqué.

Le Conseil a «suivi la recommandation» de sa +commission d'audit+ interne, et "chargé PricewaterhouseCooper d'être le réviseur externe du bilan financier consolidé" du Vatican, a précisé le court communiqué.

PwC «opèrera en étroite collaboration» avec le secrétariat à l'Economie, dirigé par le cardinal australien George Pell, et commencera aussitôt l'examen des comptes pour 2015.

Jeudi, le pape avait pris part d'une manière inattendue à une réunion du Conseil pour l'économie pour remercier ses membres de leur travail et les encourager à poursuivre leur action de contrôle des structures financières et administratives du Saint-Siège.

François avait confirmé le rôle central du Conseil, dirigé par son proche collaborateur, le cardinal allemand Reinhard Marx, «dans le processus de réforme qui le voit personnellement impliqué», avait alors indiqué le Vatican.

Le cardinal Marx a réaffirmé l'engagement du Conseil à «réaliser les réformes que le pape a voulu». Le Conseil s'est investi "dans l'évaluation et la projection de mesures destinées à la transparence et à une meilleure gestion des ressources" dont dispose le Saint-Siège.

Deux livres publiés récemment en Italie à la suite de fuites ont révélé les gabegies, les privilèges et les dysfonctionnements qui persistent dans la gestion des finances du petit Etat, malgré les efforts entrepris par Benoît XVI, puis par François, pour les assainir.