Il se situe aux limites de la scène, de la célébration religieuse et du concert. Idéal pour un événement qui ne soit pas de l'opéra, pas non plus un concert, pas vraiment un oratorio, ni complètement une messe. Et tout ensemble à la fois. Parfait aussi pour assurer un succès immédiat à la soirée. Le fameux Requiem de Verdi a été élu par le Grand Théâtre et l'OSR pour animer ensemble la saison lyrique et symphonique genevoise. Semyon Bychkov devait initialement tenir la baguette. C'est le chef néerlandais Edo de Waart qui le remplace, suite à son désistement.

Pourquoi donc parler d'un événement annoncé complet malgré quatre «représentations»? Parce que l'hiver ne sera pas encore fini, et que le public aussi se désiste parfois. Parce que les abonnés de l'OSR et ceux du Grand Théâtre seront certainement partageurs en cas d'impossibilité, et sauront remettre leurs places à la billetterie. Parce que l'ouvrage est bouleversant. Parce que, surtout, les artistes à l'œuvre sauront rendre toute sa théâtralité au plus spectaculaire des chants des morts, créé le 22 mai 1874 à Milan à l'église San Marco, pour le premier anniversaire de la disparition du poète italien Alessandro Manzoni. Avec la soprano Csilla Boross, la mezzo Violetta Urmana, le ténor Riccardo Massi et la basse Roberto Scandiuzzi, la rencontre vocale promet de grands moments.

Genève. Grand Théâtre les di 8, ma 10 et ve 13 mars à 19h30. (Loc. 022 322 50 50, www.geneveopera.ch). Et Victoria Hall le me 11mars à 20h. (Loc. 022 807 00 00, www.osr.ch).