J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article du 21 novembre intitulé «le conseil d'administration d'UBS sous le feu» et j'ai été choqué par la réponse de M.Ernesto Bertarelli, membre du conseil d'administration de la banque depuis 2002. En effet, à la question de savoir pourquoi le conseil n'avait pas identifié les problèmes, il a répondu que le conseil d'administration est un groupe de personnes et qu'il n'était pas le seul impliqué dans le processus de décision.

Cette réponse n'est pas digne d'une personne qui assume ces responsabilités, il est trop facile de se laver les mains en se cachant au milieu du groupe. Il est bien entendu que les membres d'un conseil d'administration sont responsables de leur gestion et peuvent être poursuivis devant les tribunaux civils. En outre, le Code pénal suisse stipule dans son article 11:

1. Un crime ou un délit peut aussi être commis par le fait d'un comportement passif contraire à une obligation d'agir.

2. Reste passif en violation d'une obligation d'agir celui qui n'empêche pas la mise en danger ou la lésion d'un bien juridique protégé par la loi pénale bien qu'il y soit tenu à raison de sa situation juridique...

De deux choses l'une: ou bien M. Bertarelli, ainsi que les autres membres du conseil d'administration d'UBS, connaissaient les risques encourus par la banque et n'ont pas agi - l'article 11 du Code pénal suisse s'appliquerait, ou alors ils ne se rendaient pas compte de ce qui se tramait et je vous laisse juge de leur incompétence.