Imposture, soif de pouvoir et jeu de dupes sont au cœur de la satire signée Nicolas Gogol en 1836. Mais en croquant les travers d'une petite ville de province, dont les notables se livrent à la corruption et au culte des privilèges, l'auteur russe ne se doute pas de l'impact de sa charge dans les esprits. Ses émules, qui voient en lui un révolutionnaire (à son grand dam), vont même jusqu'à soutenir que seule la littérature qui s'en prend au système politique et à la noblesse est digne de ce nom! Sans embrasser ce credo, la compagnie romande les arTpenteurs est convaincue que l'œuvre de Gogol n'a pas pris une ride: les scandales de corruption et l'esprit de caste sévissent toujours. Confiée à la chorégraphe Evelyne Castellino, la mise en scène promet d'être enlevée, en mêlant chant, danse, masques et musique. La farce – réécrite par Jean-Claude Blanc – vise à sensibiliser le jeune public au poison du mensonge et de la cupidité. Ou comment le rire peut éveiller les consciences, dès 8 ans.