La chute promet d’être aussi spectaculaire que l’ascension. PDG de «Research in Motion» depuis le 22 janvier, Thorsten Heins a annoncé cette semaine que la baisse des ventes et des prix de BlackBerry ferait indéniablement plonger les comptes du groupe canadien dans le rouge.

Attaquée de toute part depuis plusieurs années, RIM avait tout même continué à gagner de l’argent. Aujourd’hui, le groupe n’en gagne plus. Dans un dernier sursaut de vitalité, RIM appelle désormais à l’aide JPMorgan Securities et RBC Capital Markets. Malgré tout, on voit mal cette fois-ci comment le père de BlackBerry pourra relever la tête. C’en est donc bien fini.

Quelle triste fin, à même pas vingt ans. RIM pourra se consoler de ne pas avoir été la seule à se voir sacrifier sur l’autel de l’innovation. Nokia, Palm, toutes se sont fait peur faute d’avoir su réagir à temps. Innover, toujours, tout le temps. La logique commerciale à laquelle sont soumises les entreprises actives dans les nouvelles technologies est cruelle. Les concurrents ne manqueront pas de se servir sur les restes de feu RIM. Les brevets et la technologie sont là. Ne manque plus qu’une stratégie commerciale et marketing imparable.