Les discussions sur la Géorgie à Genève, organisées sous l'égide de l'UE et de l'ONU, s'annoncent très difficiles, tant les protagonistes ont des attentes différentes. La rencontre a pour but «d'engager un processus d'abord sur les questions les plus urgentes, comme les besoins humanitaires». Les Géorgiens accusent les Russes d'avoir laissé s'opérer un nettoyage ethnique; les Russes accusent les Géorgiens d'avoir violé les droits des minorités. L'une des difficultés porte sur la présence ou non des représentants des minorités autour de la même table. Selon des sources citées par l'ATS, les discussions formelles seront fermées aux minorités, alors que les rencontres informelles seraient ouvertes mais tairaient l'origine du participant. Si le dialogue peut s'enclencher, les discussions pourraient déboucher sur des rencontres tous les 15 jours. Le lancement du processus a commencé, hier soir, par un dîner auquel participaient notamment le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le chef de la diplomatie européenne Javier Solana et le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner.