Astronomie

La chasse aux «exo-Terres» est relancée

Bientôt installé à l’Université de Genève, un nouvel instrument d’observation astronomique va permettre la détection d’exoplanètes de la taille de la Terre

Les astronomes de l’Observatoire de l’Université de Genève disposeront bientôt d’un nouveau spectromètre dernier cri qui permettra de détecter des planètes de la grosseur de la Terre, qui offrent des conditions propices au développement de la vie.

Ce nouvel instrument s’appelle Espresso. Il est dix fois plus précis que HARPS, qui est à l’heure actuelle l’instrument le plus performant au monde, a fait savoir mercredi l’université.

La machine prendra place dans une cuve de cinq tonnes, qui vient d’être livrée. Les conditions de pression et de température requises à l’intérieur de cette cuve pour assurer la stabilité des mesures sont à la limite de la technologie actuelle, a souligné l’université. La température doit être stable au millième de degré et la pression au cent-millième de millibar.

La cuve qui va abriter Espresso est actuellement stockée dans les sous-sols du Campus Biotech, à Genève. Les scientifiques vont maintenant développer et construire le spectromètre, puis le testeront, avant d’acheminer l’ensemble au Chili, pour l’installer sur les télescopes géants de l’ESO (European Southern Observatory).

Espresso devrait être capable de détecter des planètes de la taille et de la masse de la Terre, situées autour d’étoiles semblables au soleil, dans une région propice à la vie. L’actuel spectromètre HARPS, en dépit de sa complexité technique, ne peut déceler que des planètes de la taille de Neptune, soit 15 fois plus grandes que la Terre.

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