Les prédateurs, comme le loup, ne jouent qu’un rôle mineur et local dans la mort des ovins. Ces conclusions, publiées jeudi, sont issues d’une étude commune d’Agridea, de la Fédération suisse de l’élevage ovin, de Pro Natura et du WWF Suisse.

Plus les troupeaux sont contrôlés fréquemment, moins les pertes sont importantes. Les pâturages tournants, la présence de bergers surveillant les moutons ainsi qu’un élevage sain contribuent également à diminuer le taux de décès. L’étude a été menée pendant l’été 2011, durant lequel 4221 sur les quelque 209’000 moutons qui ont passé la saison dans les alpages sont morts.

L’étude constitue l’un des cinq modules thématiques du projet de recherche «SchafAlp». On y trouve des analyses sur la diversité des espèces dans les alpages, sur l’engraissement et l’abattage ou sur la qualité de la viande des agneaux après estivage.

«Une base de données sur l’estivage des moutons joue un rôle essentiel pour tous les acteurs impliqués en vue d’un élevage ovin durable, tourné vers l’avenir», assure Moritz Schwery, membre de la Fédération suisse de l’élevage ovin, cité dans le communiqué commun des organisations.