Les deux mâles chimpanzés qui ont grièvement blessé un chercheur dans un parc sud-africain jeudi ne seront pas euthanasiés, une «erreur humaine» étant à l’origine de l’accident, ont annoncé mardi les autorités régionales.

Andrew Oberle, un chercheur américain de 26 ans, avait entrepris d’escalader le grillage entourant l’enclos des animaux, dans le sanctuaire de Chimp Eden, où sont recueillis des grands singes victimes de mauvais traitement.

Les deux chimpanzés ont empoigné le jeune homme, l’ont traîné sous une clôture électrifiée et sauvagement agressé, l’amputant d’une oreille et d’un testicule ainsi que de plusieurs doigts et orteils, et occasionnant de multiples fractures.

En défense du territoire

Le responsable de l’enquête, Dries Pienaar, a estimé que les deux animaux avaient dû se sentir menacés. Selon lui, ils ont réagi comme des animaux sauvages défendant leur territoire. Pour cette raison, les autorités locales et les responsables du parc ont décidé de laisser la vie sauve aux deux agresseurs.

Les animaux étaient dans un tel état d’excitation qu’ils ont failli briser le pare-brise du véhicule avec lequel les responsables du parc ont tenté de les éloigner de leur victime, a précisé Dries Pienaar. «Je connais bien les chimpanzés, a-t-il poursuivi, je n’aurais jamais pensé qu’ils étaient capables de faire ça.»

L’état de la victime était toujours stationnaire mardi, sous anesthésie après une intervention chirurgicale de six heures.