Le traitement n’a pas encore fait ses preuves, mais ce dimanche la Food and Drug Administration (FDA) a émis une autorisation d’urgence pour les injections de plasma de patients convalescents contre le covid aux Etats-Unis. L’institution estime que les effets négatifs du traitement sont aujourd’hui inférieurs à ses effets positifs sur les malades. Donald Trump a salué une «annonce historique» dans la foulée de la publication de cette décision.

Cette thérapie, une des premières évoquées face à la pandémie, était déjà appliquée dans une certaine mesure aux Etats-Unis. Environ 70 000 patients en ont bénéficié dans le cadre d’un usage compassionnel (malades en situation critique) ou d’essais cliniques. Elle consiste à retirer les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes du sang de patients convalescents pour en conserver le plasma, et l’injecter ensuite à des malades. Ce dernier contient alors, entre autres, de nombreuses protéines dont environ 20% d’immunoglobulines. L’idée est donc de transmettre aux malades les anticorps développés par les convalescents pour aider leur organisme à lutter contre la maladie.