Pour le tout-puissant lobby des armes américain, c’était l’affront de trop. Une étude, financée en 1991 par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), démontrait que la possession d’une arme à feu à domicile, loin de protéger les membres du foyer, augmentait de 200% les risques d’homicide et de 400% les risques de suicide par balles. «C’était inacceptable pour la National Rifle Association (NRA), dont la raison d’être est de vendre des armes», explique Mark Rosenberg, alors responsable du département qui avait commandé l’étude.