Sciences

Baroud d’honneur pour le robot Philae

Tentative d’un ultime forage

Baroud d’honneur pour le robot Philae

Sonde Tentative d’un ultime forage

Après la joie, l’inquiétude. Les mines étaient bien sombres vendredi en début d’après-midi lors du point presse organisé par l’Agence spatiale européenne (ESA) à propos de la sonde Rosetta et surtout de son atterrisseur Philae. Car il pourrait bientôt ne plus avoir assez d’énergie pour travailler et communiquer avec l’orbiteur. Et pour compliquer l’affaire, nul ne sait précisément où il se trouve. C’est donc une course contre la montre qui s’est engagée pour récolter un maximum de données avant que les batteries de Philae ne lui fassent défaut, une issue à laquelle semblait déjà se résoudre l’ESA.

Dans la journée de vendredi, ses ingénieurs ont ainsi démarré l’instrument COSAC, un système de forage qui doit prélever des échantillons de roches de la comète, notamment afin de déterminer si celles-ci contiennent des éléments organiques à l’origine de la vie sur Terre. Mais pour cela, il faudra que le forage se soit parfaitement déroulé et que Philae ait eu suffisamment d’énergie pour envoyer les résultats à la sonde. Les deux appareils devaient de nouveau rentrer en contact aux alentours de 22 heures vendredi.

Hibernation

Sans énergie, Philae devrait rentrer dans une phase d’hibernation. Il pourrait néanmoins se réveiller dans les mois qui viennent. La comète poursuivant sa course vers le Soleil, cela pourrait fournir plus de rayonnement aux panneaux solaires de Philae, «jusqu’à six fois l’intensité actuelle», a indiqué Stephan Ulamec, responsable du robot.

Quelle qu’en soit l’issue, la mission de Philae semble tout de même un joli succès. «Environ 80% des données scientifiques escomptées nous sont parvenues, et même 90% si celles du forage arrivent jusqu’à nous», a rassuré Stephan Ulamec.

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