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Alors que Beznau 1 est reconduit, le nucléaire civil demeure contesté


Histoire d'une énergie toujours controversée, de la découverte de l'atome à la transition énergétique en Suisse et dans le monde

  • La découverte de la fission de l'atome

    La radioactivité est décrite pour la première fois en 1896 par le physicien français Henri Becquerel alors qu’il étudiait les propriétés des sels d’uranium. A la suite de cette découverte, Marie Curie entreprend une étude quantitative du phénomène: elle nomme «radioactivité» les rayonnements émis spontanément par un minerai.

    Plus tard, en janvier 1939, la physicienne autrichienne Lise Meitner et le chimiste allemand Otto Hahn expliquent théoriquement comment maîtriser le phénomène: un atome - d’uranium par exemple - se scinde en éléments plus légers sous l’effet d'un bombardement de neutrons, en libérant beaucoup d’énergie. En février, le chimiste français Frédéric Joliot-Curie et trois de ses collègues produisent une quantité colossale d'énergie par une réaction de fission en chaîne. Ils publient la même année leurs travaux devançant de peu leurs collègues américains.

    A lire: «Quatre générations de réacteurs nucléaires»
  • La première réaction de fission nucléaire de Fermi

    Les Etats-Unis lancent le projet «Manhattan» de construction de la bombe atomique. Les travaux du physicien italien Enrico Fermi qui a migré aux Etats-Unis pour fuir le fascisme, établissent les bases scientifiques pour exploiter l’énergie nucléaire civile et militaire. A l’Université de Chicago, il élabore la première «pile atomique» - nom donné aux premiers réacteurs nucléaires - qui est constituée de 400 tonnes de carbones à l'intérieur desquelles sont réparties 6 tonnes d’uranium et 36 tonnes d’oxyde d’uranium. Le 2 décembre, le chercheur obtient sa première réaction de fission

    A lire: «Pourquoi ne peut-on démêler le nucléaire civil du militaire?»
  • La Suisse mise sur le nucléaire

    L’issue de la Seconde Guerre mondiale en 1945 est marquée par l’explosion des deux bombes atomiques lancées par les USA sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki au Japon. Alors que beaucoup mesurent l’ampleur de la tragédie humaine qui a touché ces deux villes, plusieurs pays s'intéressent à la fabrication de la bombe atomique et au potentiel du nucléaire comme nouvelle source d’énergie. Parmi ces pays figure la Suisse: un an après Hiroshima, la décision du Conseil fédéral de promouvoir la recherche sur l'énergie atomique est approuvée.

    Dix ans plus tard, en 1957, plusieurs sociétés anonymes pour la recherche et le développement de l’énergie nucléaire en Suisse voient le jour. Parmi elles, Energie nucléaire SA en Suisse romande et Réacteurs SA. Cette dernière exploite la pile atomique suisse appelée «Saphir» provenant des Etats-Unis et mise en service en mai 1957 à Würenlingen dans le canton d'Argovie.

    A lire: «La Suisse manque de réserve d'électricité»
  • Première catastrophe au Royaume-Uni

    Un accident touche l'un des réacteurs à uranium du site nucléaire de Windscale. Lors d’une opération d’entretien, des produits de la fission sont libérés dans l’atmosphère et forment un nuage radioactif qui survole l’Angleterre puis l’Europe continentale. Le site de l’accident est alors débaptisé et renommé Sellafield. Une seconde fuite radioactive survient en 2005.

    Le complexe de Sellafield qui regroupe des usines de traitement des déchets, des piscines de stockage, et des réacteurs en démantèlement, est considéré comme le site le plus radioactif d’Europe de l'Ouest.

    A lire: «La liste noire des centrales nucléaires»
  • L'accident nucléaire de Lucens

    Le 21 janvier, un accident survient à Lucens dans le canton de Vaud dans la première centrale nucléaire expérimentale construite en Suisse en 1960, en service depuis 1967. Selon le rapport remis dix ans après par une commission d’enquête, la fuite radioactive est due à une double explosion dans le réacteur. La corrosion des gaines de protection des combustibles par de l’eau infiltrée (probablement lors d’une intervention menée en 1968) aurait entraîné la fusion des barres de métaux surchauffées. L’arrêt du réacteur suite à l’accident marque le début des contestations anti-nucléaires en Suisse.

    En 1971, la centrale nucléaire de Beznau-I est mise en service à Döttingen sur l'Aar dans le canton d'Argovie. Quatre autres réacteurs nucléaires suivront: Beznau-II et Mühleberg (1972), Goesgen (1979) et Leibstadt (1984). Ils sont toujours en activité.

    A lire: «Le mystère plane sur l'ancienne centrale nucléaire de Lucens»
  • Mise en service du réacteur nucléaire Beznau I

    Le réacteur Beznau I de la première centrale commerciale de Suisse entre en phase expérimentale à 23h57 dans le canton d’Argovie. Sa puissance était initialement de 220 mégawatts (MW) — contre 365 MW à ce jour. Le début de l’exploitation commerciale démarre en novembre de la même année. Par ailleurs, la construction du deuxième réacteur Beznau II est déjà en cours, pour doubler la capacité de production de la centrale.

    Depuis 2012 et la fermeture de la centrale d’Oldbury en Angleterre, Beznau I est le plus vieux réacteur nucléaire encore en activité dans le monde. La durée de vie des deux réacteurs de Beznau est estimée à 50 ans par le Conseil Fédéral, soit un arrêt en 2019 et 2021 respectivement. Les anti-nucléaires estiment que Beznau I, à l’arrêt depuis mars 2015 en raison de micro-trous repérés sur la cuve du réacteur, doit cesser définitivement de fonctionner en 2017.

    A lire: «Les milliards liés au sort de Beznau»
  • Le nucléaire contesté en Suisse et ailleurs

    En avril, près de 2000 manifestants occupent le site de la centrale nucléaire de Kaiseraugst dans le canton d'Argovie. Ils s’opposent au projet de construction du nouveau réacteur et demandent son arrêt immédiat. La Confédération avait donné son approbation en 1969 mais le projet a tout de suite été très mal reçu par une partie de la population. Le projet est finalement abandonné en 1988 en même temps que deux autres projets de centrales à Verbois et Grabel. Le mouvement de contestation contre le nucléaire civil n’existe pas qu’en Suisse. Il est observé dans le monde entier dès le début des années 70 avec une prise de conscience générale en faveur de l'écologie. 

    La première manifestation en France réunit 1500 personnes le 12 avril 1971, qui participent à la marche de Fessenheim, plus ancienne centrale française en activité. En juillet, ce sont entre 15 et 20 000 manifestants qui se retrouvent devant la centrale de Bugey qui se situe à une trentaine de kilomètres de Lyon. Le plus grand rassemblement anti-nucléaire a lieu en 1977, plus de 200 000 anti-nucléaires défilent à Bilbao en Espagne contre la centrale nucléaire de Leboniz.

    A lire: «Une conviction nucléaire née à Kaiseraugst»
  • Premier accident grave aux Etats-Unis

    Le 28 mars à quatre heures du matin, les pompes de refroidissement du réacteur TMI-2 de la centrale nucléaire de Three Mile Island (Pennsylvanie) tombent en panne. Le coeur du réacteur surchauffe et plus de la moitié fond. Le pire est à suivre: le 30 mars, une fuite d’air radioactif est provoquée volontairement dans l’atmosphère pour faire diminuer la pression à l’intérieur du réacteur. Selon les rumeurs qui circulent dans la ville, l’incident est hors de contrôle. Le gouvernement conseille aux femmes et aux enfants de se réfugier à distance de la centrale. Il n’y a eu aucun décès dû directement à l’accident et les rapports qui ont suivi estiment pour la plupart que les retombées sur la santé de la population sont négligeables.

    Mais l’effet psychologique est lui terrible. Suite à cette semaine de crise, la peur n’atteint pas seulement les habitants de cet Etat mais tout le pays. Il a fallu attendre plusieurs années avant qu’un nouveau projet de construction de centrale nucléaire soit accepté.

    A lire: «Feu vert aux Etats-Unis à de nouvelles centrales nucléaires»
  • L'immersion en mer des déchets radioactifs prend fin

    La Suisse - pays signataire des Conventions d’Oslo et de Paris (OSPAR) de protection de l’Atlantique Nord, datant de 1972 et 1974 respectivement - met fin à l’immersion de ses déchets radioactifs dans cette partie du globe. Entre 1969 et 1982, le pays a déposé 4420 térabecquerels. Le becquerel est une très petite unité qui mesure l’activité radioactive d’une source (1 téra équivalent à un millier de milliards). Pour comparaison, un être humain pesant 70 kg contient naturellement 4500 becquerels de potassium 40 et 3700 becquerels de carbone 14 (source: Commission pour l’Energie Atomique).

    Mais la Suisse n’a pas été la seule à immerger ses containers de déchets hautement radioactifs. Sept autres pays de l’OCDE ont déversé leurs déchets dans l’Atlantique Nord-Est - entre 20 et 5310 mètres de profondeur - au large de la France, de l’Espagne et du Royaume Uni. Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale et jusqu’en 1982, le Royaume-Uni a déposé des déchets totalisant 35 100 térabecquerels. C’est à peu près la radioactivité des déchets immergés entre 1960 et 1991 par l’ancienne Union soviétique dans l'océan Arctique.

    A lire: «La malédiction des déchets»
  • La catastrophe nucléaire de Tchernobyl en Ukraine

    Le 26 avril, la puissance du réacteur n°4 de la centrale Lénine - située à 15 kilomètres de Tchernobyl dans l’actuelle Ukraine - augmente de manière incontrôlée et le coeur du réacteur entre en fusion. Il explose et libère d'énormes quantités d’éléments radioactifs dans l’air. Plus de 200 000 personnes sont évacuées. L’Europe entière est contaminée par un nuage radioactif. Des années plus tard, les estimations du nombre de décès imputables à la radioactivité restent très divergentes selon les sources. Les chiffres varient de 9 000 pour les agences onusiennes à 90 000 selon Greenpeace.

    L’accident de Tchernobyl n’est pas le premier en Russie. Le 29 septembre 1957, un des plus graves accidents jamais arrivés - connu sous le nom de «catastrophe nucléaire de Kychtym» - a lieu près de la ville d'Oziorsk en Russie (Oural de l’Est), dans le complexe nucléaire de Maïak. Le système de refroidissement de l’un des réacteurs tombe en panne ce qui provoque l’explosion de 80 tonnes de déchets du réacteur. Un nuage radioactif parcourt 350 kilomètres pendant une dizaine d'heures. Le gouvernement évacue 10 000 riverains sans donner d’explication. Selon les experts, les retombées radioactives provoquent des cancers qui tuent environ 200 personnes. L’URSS a maintenu le secret sur cet accident pendant 33 ans.

    A parcourir en images: «Les enfants de Tchernobyl ont bien grandi»
  • Stockage des déchets à Würenlingen

    Le dépôt temporaire «Zwilag» de déchets radioactifs suisse de Würenlingen dans le canton d'Argovie - inauguré en avril 2000 - accueille son premier convoi de déchets radioactifs en 2001. L’installation abrite un four à plasma prévu pour traiter pendant 35 ans les déchets des centrales nucléaires suisses ainsi que les déchets hautement radioactifs plus anciens qui avaient été envoyés aux usines de retraitement de La Hague (France) et de Sellafield (Royaume-Uni) et qui sont en cours de rapatriement.

    Tous ces déchets radioactifs sont chauffés à une température atteignant 20 000°C et vitrifiés à l’aide de sable afin d’en diminuer le volume mais pas la radioactivité. Ils sont stockés dans un entrepôt du site en attendant qu’un site de dépôt permanent soit décidé.

    A lire: «Le dépôt de déchets nucléaires de Würenlingen collectionne les retards»
  • La catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon

    Le 11 mars, suite à un tremblement de terre de magnitude 9 et du tsunami qui suit, plusieurs groupes électrogènes de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon tombent en panne. Une série de défaillances humaines et techniques entraîne l’arrêt des systèmes de refroidissement de plusieurs réacteurs et des piscines de désactivation des combustibles irradiés. D’importants rejets radioactifs sont émis dans l’atmosphère.

    Cette catastrophe majeure a pour effet de relancer le débat sur la sortie du nucléaire partout dans le monde et en particulier en Suisse. L’attitude du gouvernement envers l’énergie nucléaire se modifie notablement. Le Conseil fédéral annonce sa décision de sortir du nucléaire, une décision qui est suivie par le parlement.

     

    A lire: «A Naraha près de Fukushima, le difficile retour des évacués du nucléai…
  • La sortie du nucléaire s'amorce

    En écho à la catastrophe de Fukushima, entre 2011 et 2015, les prises de décision politique de sortie du nucléaire s’accélèrent dans le monde. Le gouvernement japonais décide en septembre 2012 que le pays sortira progressivement du nucléaire d’ici 2020 et prévoit l’arrêt du dernier réacteur en 2045. Les prises de décision s’accélèrent aussi en Allemagne, pays qui envisageait déjà son transfert énergétique depuis les années 2000. Le gouvernement allemand impose un moratoire de trois mois sur le nucléaire puis annonce en 2011 la fermeture de la moitié des centrales allemandes.

    En France, des travaux préparatoires pour une loi sur la transition énergétique sont lancés en décembre 2013, et la loi est votée en juillet 2015. En 2015, 437 réacteurs nucléaires étaient actifs dans le monde et 159 en arrêt, principalement en Allemagne, au Japon et au Royaume-Uni.

    Ce que Fukushima a changé hors de Suisse
    Carte interactive: «Ce que Fukushima a changé (ou pas) dans le nucléaire civil»
  • La Suisse prévoit la fermeture de réacteurs

    En mars, les Forces motrices bernoises (BKW) annoncent que la fermeture de la centrale nucléaire de Mühleberg aura lieu le 20 décembre 2019. Le réacteur bernois sera le premier du genre à être démantelé en Suisse, après la centrale de Lucens. Le coût estimé du démantèlement de Mühleberg s’élève à 800 millions de francs pour des travaux qui s’étaleront sur une quinzaine d’années afin de traiter les 200 000 tonnes de matériaux à éliminer dont 6000 tonnes de déchets radioactifs qui seront enfouis en couche géologique profonde (pour un coût supplémentaire de 1,3 milliard de francs). Les déchets radioactifs de Mühleberg seront transférés et stockés temporairement au Zwilag de Würenlingen avant leur dépôt dans le futur site souterrain.

    Le site de Mühleberg devrait être nettoyé et à nouveau disponible pour 2034 selon les BKW.

    A lire: «Mühleberg s'arrête fin 2019, le nucléaire survit»
    A lire: «Le démantèlement de la centrale de Mühleberg coûtera 800 millions de f…
  • La Finlande, pionnière du stockage des déchets radioactifs

    En novembre, la Finlande donne son feu vert pour la construction du premier site au monde de stockage permanent de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Le pays prévoit d’enfouir ces déchets dans un immense réseau de tunnels creusés dans le granite à plus de 400 mètres de profondeur sous la surface de la Terre. La mise en service de son dépôt de déchets hautement radioactifs est prévue pour 2022. En général, les pays nordiques ont plus de 30 ans d’avance sur leurs voisins dans la gestion des déchets radioactifs. La Suède a annoncé son propre dépôt permanent pour 2026, dans une région à 300 kilomètres de Malmö.

    En Suisse, le Nagra, centre de compétences techniques pour l’évacuation des déchets radioactifs (créé en 1972), doit remettre son choix du lieu de stockage permanent sur le territoire en 2027. Le site devra être approuvé par le Conseil Fédéral et soumis à référendum facultatif en 2029. Deux projets sont actuellement soumis à un examen approfondi: Jura est et Zurich nord-est. Selon le calendrier du Nagra, le dépôt profond des déchets de faible et de moyenne activité commencera en 2050 et celui des déchets de haute activité en 2060.

    A lire: «La Suède et la Finlande prêtes à enfouir leurs déchets nucléaires»
  • En Suisse, rejet d'un retrait accéléré du nucléaire

    En novembre 2016, les Suisses refusent l’abandon accéléré des centrales. L’initiative dite «Sortir du nucléaire» est rejetée par 54 % des voix. Les seuls cantons qui l’avaient acceptée étaient tous les cantons qui bordent la frontières française, Genève, Vaud, Neuchâtel, Jura et les deux Bâle.

    Le texte avait été lancé en 2011, juste après l'accident de Fukushima au Japon. Il demandait l'arrêt des cinq centrales nucléaires du pays au plus tard en 2029. La campagne a notamment été marquée par les arguments des compagnie d’électricité, qui ont brandi la menace de forte sommes de dédommagement si le pays décidait de tirer la prise plus tôt : Axpo a articulé le chiffre de 4,1 milliards pour Beznau, Alpiq, 2,5 milliards pour Gösgen et Leibstadt.

    Le parlement et le Conseil fédéral ont préféré miser sur la Stratégie énergétique 2050, qui pose les jalons d’un retrait par étapes. Et qui a convaincu.

    Quel prix la Suisse veut-elle payer pour renoncer au nucléaire en 2029?
  • Le plébiscite d'une stratégie énergétique

    C’est un triomphe pour Doris Leuthard. Le 21 mai 2017, les Suisses plébiscitent la Stratégie énergétique 2050 à 58 % des suffrages. Seuls quatre cantons refusent le projet, dont Argovie, où se trouvent les centrales de Beznau et de Leibstadt. Par contre, Soleure, qui compte la centrale de Gösgen sur son territoire, glisse un petit oui (50,6%), tandis que Berne, avec la centrale de Mühleberg, approuve à 55,5%.

    Le projet prévoit une sortie progressive du nucléaire et des soutiens au énergies renouvelables. Il a été attaqué, notamment par l’UDC, au nom des coûts qu’il engendrerait.

    Par ailleurs, en janvier 2018, après quelques atermoiements, le gouvernement français décide la fermeture de la centrale de Fessenheim, à l’horizon de 20 ans.

    A lire: «Les ennemis de la transition énergétique boivent la tasse»
  • Archiver la mémoire du nucléaire, un défi

    ll faut compter environ 30 000 ans pour que le rayonnement des déchets faiblement et moyennement radioactifs s’épuise et se rapproche de celui présent naturellement dans l’environnement. Pour les déchets hautement radioactifs, il faut presque deux millions d’années pour que le rayonnement retrouve un niveau naturel. Au tournant des années 2020 la Finlande, la Suède, puis plus tard la Suisse ou encore la France vont enfouir à des centaines de mètres sous la surface terrestre des déchets radioactifs.

    Comment communiquer avec les générations futures, dans un million d'années pour les prévenir des dangers liés aux déchets nucléaires enfouis? Ce laps de temps correspond à 30 000 générations alors qu'aujourd'hui on en est à la 6 000ème génération humaine. Quelle langue parleront-ils?

    A lire: «Comment se souvenir où sont cachés les déchets radioactifs»

Textes: Aurélie Coulon, Nicolas Dufour.

Réalisation: César Greppin, Lionel Rousseau.