Chaque être vivant rejette des fragments d’ADN dans son environnement. C’est pour cela que les polices scientifiques analysent les scènes de crime, que l’on détecte les traces de virus dans les eaux usées ou que l’on repère la présence de pathogènes dans l’air ou les sols. Il y a une quinzaine d’années, de premiers travaux avaient montré comment évaluer la biodiversité présente dans les rivières et les océans à partir de prélèvements d’eau. Les progrès de la génomique permettent désormais de s’attaquer à un problème plus ardu: déduire la présence de plantes ou d’animaux, vertébrés ou invertébrés, à partir d’infimes quantités de fragments de leur ADN dans l’air ambiant.