Le robot LS3 ne foulera sans doute pas les champs de bataille dans un avenir proche. Le Pentagone et les Marines ont mis fin à leur collaboration avec Boston Dynamics, entreprise acquise par Google en 2013, selon le site Military.com. «Pendant les essais de terrain avec les Marines, ceux-ci n’ont pas vu les possibilités potentielles car le robot présentait des limites», a confié au site Kyle Olson, porte-parole du Warfighting Lab des Marines. Principale doléance, le bruit du robot, qui permettrait de révèler la position des troupes.

La collaboration entre Google et les militaires avait débuté en 2012. Le robot quadrupède LS3 avait tenu pendant un temps le haut du podium des robots militaires. Il s’était montré capable de transporter jusqu’à près de 200 kilos, de répondre aux ordres et de progresser sur un terrain accidenté.

Mais le vent a tourné lors d’essais à Hawaï en 2014. Le moteur à essence de l’engin émettait un bruit de «tondeuse à gazon» et les Marines se sont également demandé si un robot aussi massif pouvait être réparé sur le terrain.

Selon Military, l’Armée américaine aurait investi 32 millions de dollars lors d’un premier contrat avec Google en 2012, puis 10 millions l’année suivante, dont la moitié serait revenue à un autre projet, «Spot». Ce robot, silencieux lui, ne répondrait pas en revanche au besoin de transport de charges lourdes des Marines, capable de porter au maximum 18 kilos.

Boston Dynamics est une spin-off du Massachusetts Institute Technology (MIT) qui est basée à Waltham, sur la côte ouest des États-Unis et spécialisée en robotique militaire. Elle a aussi développé pour l’Armée américaine des bipèdes tel les robots anthropomorphiques Atlas et Petman.

Lire l'article de Military.com:  Les Marines enterrent le projet de robot militaire d'Alphabet