Gabriel est un donneur. Pas de sang, ni de moelle épinière, mais un donneur de selles. Régulièrement, il vient faire ses besoins dans les toilettes visiteurs du service d’infectiologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne, qui mène un projet innovant en la matière. Le jeune homme, qui a obtenu son diplôme de médecin il y a peu et prépare actuellement sa thèse, n’a pas hésité à participer. «Faire caca dans un bocal et le transmettre à l’équipe médicale, c’est tout simple, assure-t-il. Et cela améliore drastiquement le pronostic des personnes qui souffrent de coliques à clostridium. Il faut s’entraider, quand on peut!»

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