Energie

Les cellules solaires à pérovskite repoussent leurs limites

Le rendement de cette filière récente de photovoltaïque égale celui des cellules solaires classiques. L’EPFL s’en est fait une spécialité

Nouveau record pour les cellules solaires à pérovskite, des cellules photovoltaïques de nouvelle génération à la progression fulgurante.

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Une équipe de l’EPFL dirigée par Michael Graetzel est parvenue à mettre au point une cellule dont le rendement – autrement dit la quantité d’électricité générée à partir de la quantité d’énergie lumineuse captée – dépasse 20%. Le secret de cette démonstration de force: avoir réduit momentanément la
pression pendant une partie de la formation du cristal de pérovskite, écrit l’EPFL dans un communiqué.

Leurs résultats, publiés aujourd’hui dans la revue «Science» montrent que les cellules solaires photovoltaïques à pérovskite ont égalé les cellules à silicium traditionnelles. Développées depuis 2009, elles ont vu leur rendement quadrupler en cinq ans. Depuis, les annonces de nouveaux records se succèdent, témoignant de la marge de progression due à ces matériaux particuliers: leur limite théorique avoisinerait les 44%.

Bon marché, elles sont déjà en développement industriel. Mais les scientifiques doivent encore résoudre certains de leurs défauts, notamment leur instabilité: les pérovskites sont des cristaux fragiles et solubles. Les cellules contiennent en outre du plomb, matériau toxique qui a mauvaise presse. Il n’empêche que les pérovskites, matériau aux multiples propriétés, n’ont pas fini de faire parler d’elles.

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