physique

Au CERN, le LHC a été mis à l'arrêt pour deux ans

Le plus puissant accélérateur de particules du monde, qui a notamment permis de détecter le boson de Higgs, sera transformé dans le but d'encore améliorer ses performances

Le grand collisionneur de hadrons (LHC), le plus puissant accélérateur de particules du monde, a été mis à l'arrêt. Durant deux ans, la machine va subir des travaux visant à améliorer ses performances. Elle sera redémarrée au printemps 2021, a annoncé lundi le CERN.

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Depuis 2015, le LHC était dans sa deuxième phase d'exploitation. L'accélérateur a permis de réaliser des millions de milliards de collisions entre protons à une énergie de 13 TeV (tera électron volt), ainsi que des collisions d'ions lourds à une énergie de 5,02 TeV.

Des «progrès énormes» ont été accomplis

Ces collisions ont généré une quantité gigantesque de données, équivalente à la quantité de données contenue dans une vidéo d'une durée de 1000 ans. Grâce à l'analyse de ces informations, les chercheurs ont pu approfondir leur connaissance de la physique fondamentale et de leur compréhension de l'Univers.

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Des progrès énormes ont notamment été accomplis dans la compréhension des propriétés du boson de Higgs, a indiqué dans le communiqué du CERN, la directrice générale du centre de recherche international Fabiola Gianotti. Le boson de Higgs est une particule spéciale, bien différent des autres particules élémentaires.

Une confirmation du modèle standard

Le CERN, grâce au LHC, a pu, en 2012, détecter le boson de Higgs. Avant cette découverte, la particule n'avait qu'une existence théorique. Elle est la pierre angulaire du modèle standard, la théorie qui décrit à ce jour avec la plus grande acuité les forces reliant les particules élémentaires qui forment la matière.

Le LHC va donc être arrêté durant deux ans. Lors de son redémarrage, en 2021, l'accélérateur va être porté à son potentiel maximal pour être le théâtre de collisions entre particules à une énergie de 14 TeV. La machine sera ensuite rendue plus lumineuse après 2025, afin de produire encore plus de données exploitables par les chercheurs.

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