Avec «Tête chercheuse», Le Temps donne la parole aux scientifiques de Suisse romande, pour comprendre ce qui les occupe, les inspire, les fascine et les mobilise dans leurs recherches.

Retrouvez précédentes têtes chercheuses dans notre dossier.

Quand j’étais enfant, je passais beaucoup de temps à…

Grimper dans les arbres et y construire des cabanes. Jusqu’à mes 12 ans, j’ai vécu dans différents pays africains, dont le Maroc, le Nigeria et le Congo-Brazzaville, avant que ma famille ne s’installe en France. Mes parents déménageaient souvent, au gré des engagements de mon père qui était chef de cuisine. Ils m’ont transmis leur passion pour la nature et les voyages. L’envie de faire de la recherche m’est venue plus tardivement, au cours de mes études.

Finalement, je suis devenue…

Ecophysiologiste. Je m’intéresse en particulier à l’impact du changement climatique sur les arbres. La multiplication des événements extrêmes tels que les canicules et sécheresses entraîne de graves répercussions sur les forêts, comme on peut déjà le constater en Suisse. Lors de la sécheresse de 2018, les arbres ont perdu leurs feuilles en plein été, les conifères sont devenus rouges. L’année suivante, on a constaté que de nombreux arbres étaient morts. Si on ne veut pas que nos forêts dépérissent dans le futur, il faut comprendre comment elles peuvent s’adapter. Une des pistes consiste à planter des essences qui résistent mieux aux fortes chaleurs.